Okay, le sujet a été exploré à fond par bon nombre de blogs et sites, et cela va peut-être vous paraître un peu rasoir, mais si j'ai choisi aujourd'hui de vous parler de
"Love Hina", c'est
parce que c'est un des manga qui m'a le plus marqué, et je trouvais ça dommage de ne pas l'avoir évoqué.
Tout de suite après
"Cowboy Bepbop" et
"Fruits Basket", le premier manga que je l'ai lu en entier, c'était
"Love Hina". Je l'ai commencé tout doucement, de manière assez
traditionnelle, genre un volume par semaine. Mais très vite, j'ai été prise dans le flot de l'histoire et en à peine trois semaines, j'avais déjà tout lu. C'est pour dire si j'ai aimé!!
Bon, et pour commencer, même si je sais que tout le monde connaît cette histoire, (pas sûr, une fois j'ai vendu ce manga à quelqu'un qui ne le connaissais pas... Mais le sujet n'est pas là!) je
vais vous faire un résumé.
Keitaro Urashima est un étudiant raté. Depuis des années, il essaie en vain d'entrer à la prestigieuse université de Tôdai. Si Keitaro essaie à tout prix d'intégrer cette université et pas une
autre, c'est parce que, lorsqu'il était petit, il a fait une promesse à une fille, qu'il se retrouveraient à Todai (et qu'il seraient heureux). Malheureusement pour lui, maladroit et gaffeur, ça
s'annonce très mal! Tellement mal que ses parents, lassés de l'avoir à leur charge, le renvoie dehors. Keitaro décide donc d'aller vivre chez sa grand-mère, qui tient un ryôkan (auberge
traditionelle japonaise), dans une station balnéaire, près de Tokyo. Seulement sa grand-mère est partie en voyage, sans le prévenir, et le ryôkan de ses souvenirs s'est transformé en internat pour
filles!! Les ennuies ne font que commencer pour Keitaro. Dans certaines circonstances (que je vous laisse découvrir à la lecture du manga), il va se retrouver obligé de mentir aux pensionnaires, en
leur faisant croire qu'il est effectivement étudiant à Todai. Mais Naru Narusegawa, une des pensionnaires, découvre vite la supercherie. Ainsi que, par la suite, toutes les autres filles. Elles
vont alors acceptée que Keitaro devienne gérant de la pension, mais non sans lui en faire baver.
Heureusement, l'histoire ne se limite pas à ça. Keitaro ne tarde pas à tomber amoureux de la jolie Naru, qui, si au début, elle semble indifférente, va peu à peu développer une certaine
attirance pour lui, bien cachée certes, mais là quand même. Le va-et-vient d'hésitations sentimentales entre eux apporte tout son charme à la série, surtout quand en plus, des personnages
débarquent pour mettre la pagaille. Il y a d'abord Mutsumi (mon perso préférée), une belle jeune fille très étourdie et maladroite, à la santé fragile, qui tente elle aussi d'aller à Todai.
Représentant le penchant féminin de Keitaro, son côté un peu "bécasse" dissimule une certaine intelligence. Si elle n'était pas aussi étourdie, et ne tombait pas aussi facilement dans les pommes,
Mutsumi serait sans doute une étudiante de Todai, depuis lurette!! Ensuite, il y a Seta. Beau, intelligent, Naru a longtemps été amoureuse de lui. Il est parti pour aider une amie à lui, je ne vous
en dirait pas plus, il ne faudrait pas spoiler (on ne sait jamais!). Son retour perturbe aussi pas mal notre couple en devenir. Enfin, il y a aussi toutes les autres pensionnaires qui tombent toute
sous le charme de Keitaro, au fur et à mesure que l'histoire avance.
Ouf! Après ça, que reste-t-il à dire? D'abord, croyez-moi, l'histoire est prenante, à sa façon. Il faut aimer les comédies romantiques et les quiproquos amoureux pour apprécier, mais je dirais
que cela ne manque pas de saveur. Je me suis rarement autant marrer en lisant un manga. Les gags peuvent certes paraître répétitifs, mais ils marchent à chaque fois! De plus, c'est un shônen, donc
le côté "romantique" n'est jamais trop mièvre. Evidemment, qui dit shônen, dit fan service. Vous ne pouvez pas y échapper: gros plans sur les petites culottes, jolies filles facilement déshabillés,
poitrines avantageuses, tout est fait pour satisfaire le grigous. Mais bon, en faisant un peu l'impasse sur ces inévitables plans chers à l'auteur Akamatsu Ken (et à bien d'autre), vous n'aurez
aucun mal à vous plonger dans ce manga absolument génial, filles ou garçons.
Evidemment, "Love Hina" ayant eu beaucoup de succès, il existe une version animée, parfois plus connue que la version manga. Produite par le studio Madhouse (si je ne me trompe pas),
elle est de très bonne facture et agréable à regarder et à suivre, tout comme sa suite d'OAV "Love Hina Again". Malgré tout, ma préférance va quand même pour le manga, plus complet et
plus passionant.